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Extrait du chapitre III : LES LIMITES DE LA MODÉLISATION, Page 31 de l’ouvrage intitulé:
LA CORDÉE MULTIVERSELL – Un Aperçu de la théorie des cordes- Seconde édition revue et augmentée. ISBN : 978-2-924591-01-7

Complexité et complication



Ces deux termes ne sont pas interchangeables, leur signification respective étant profondément différente. Pour fixer les idées, voici quelques exemples.
Glucklich fait partie de ces personnes privilégiées puisqu’il peut se rendre à son bureau à pied, soit une promenade de quelques minutes. Mais il décide, néanmoins, de prendre le métro (dix minutes de marche) afin d’attraper ensuite l’autobus (soit vingt minutes supplémentaires). Il a tout lieu d’être satisfait : il est déposé exactement devant la porte de son lieu de travail.
Sans être devin, je sais ce que vous pensez. Tout cela est bien compliqué ! Il y a plus simple. Ne nous attardons pas sur les mille et une façons de faire plus simple. Ce qui nous intéresse ici, c’est le mot « compliqué » qui vient de vous passer à l’esprit. Une situation compliquée peut toujours être simplifiée. Une situation complexe ne peut l’être.
L’Univers n’est pas compliqué. Il découle d’une réalité complexe,…très complexe ! L’être humain est complexe. Son cerveau a une structure complexe, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est, actuellement, impossible de toucher à une partie du cerveau sans créer d’autres problèmes ailleurs. La complexité de cet organe prodigieux est indispensable et est à l’image de notre propre complexité.
Lorsqu’une situation présente de nombreux facteurs incontrôlables, de nombreuses interactions entre ces facteurs, elle peut être qualifiée de complexe. Tentez de simplifier la situation (en réduisant le nombre de facteurs ou de relations, par exemple) et vous êtes alors en présence d’une situation différente, n’ayant que très peu de rapport avec la situation initiale.
La complexité des nombreux systèmes nous entourant amène les scientifiques à construire des modèles (physiques, mathématiques, économiques, sociaux…).
Modéliser un phénomène revient à assembler des éléments et à introduire des règles, le tout devant être susceptible de nous aider à comprendre le phénomène sous étude. Cette représentation est, au départ, fortement tributaire de notre propre perception du phénomène. Les constituants du modèle peuvent faire ou non partie du monde concret, accessible à nos sens. Modéliser un système complexe se révèle… complexe (une lapalissade, j’en conviens !).
Par comparaison, un modèle compliqué est nécessairement un modèle mal conçu et gagne à être simplifié. Un modèle complexe ne peut être simplifié sans perdre de sa puissance, voire de son utilité. Simplifier un modèle complexe revient automatiquement à le rendre incomplet.
Un système reconnu complexe est « non simplifiable ». On le dit « irréductible ».
Le modèle de l’Univers que tente de formaliser la théorie des cordes fait intervenir des éléments abstraits, non tangibles et surtout non directement observables ; seuls leurs effets pourraient l’être. Il est donc hautement complexe.

 

NOTE

La plupart des auteurs associent complexité et imprévisibilité, adoptant ainsi la définition académique de la complexité.. Cette vision ne fait pas l'unanimité. Un système ou un phénomène complexe, n’est pas immanquablement imprévisible. Sa complexité reflète essentiellement un compromis optimal entre efficacité de conception (irréductibilité) et rendement maximal. Il est certain que cette complexité intrinsèque rend l’objet sous étude plus difficile à saisir. Pourtant, on peut considérer qu’il est de structure ou de comportement complexe bien qu’il soit totalement compris.

 


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